Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

Océanie


Faites entrer l'accusé ! (Albert Black)

Faites entrer l'accusé ! Albert Black, que tout le monde appelle Paddy, 20 ans, fraîchement arrivé en Nouvelle-Zélande de Belfast, a tué un autre immigré du Royaume-Uni dans un bar. Avec ou sans préméditation, telle est la question. En 1955, le pays vient de rétablir la peine de mort et faire un exemple, face à une violence juvénile de plus en plus présente, est dans l'air du temps. Fiona Kidman, écrivaine qui ne cesse de radioscoper sa Nouvelle-Zélande natale, réussit une nouvelle fois un tour de force en évoquant tous les aspects de cette affaire emblématique d'une époque, s'attachant non seulement à son héros, mais aussi à ses parents, aux juges, à ses amis, aux jurés et même jusqu'au premier ministre néo-zélandais. C'est la chronique d'une exécution annoncée, que Fiona Kidman décrypte en sociologue, forte d'une documentation solide qui n'empêche pas la fiction de jouer son rôle, ne serait-ce que pour entrer dans la tête de ce pauvre Paddy, sacrifié pour des raisons éminemment politiques. Le style de Fiona Kidman fait comme toujours merveille : simple en apparence mais embelli par un lyrisme apaisé et un sens inné du drame sans céder au mélodrame. Suite à la parution du livre, le cas Albert Black devrait être réexaminé et sa condamnation révisée. Cela ne fera pas revenir Paddy parmi les vivants mais montre que la littérature peut aussi parfois changer (un peu) le monde, même rétrospectivement.

 

 

L'auteure :

 

Fiona Kidman est née le 26 mars 1940 à Hawera (Nouvelle-Zélande). Elle a publié 11 romans dont Fille de l'air et Comme au cinéma.

 


16/04/2021
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Territoire de survie (Une falaise au bout du monde)

Christchurch, en Nouvelle-Zélande, peut se targuer de posséder parmi ses habitants (ils y sont nés aussi) deux des meilleurs auteurs de roman noir contemporains, Paul Cleave et Carl Nixon. Peut-être le soir, à la veillée, s'échangent-ils quelques idées sur leur prochain thriller à paraître, qui sait ? Nixon n'est pas encore aussi connu en France que Cleave mais cela pourrait (mériterait) de changer avec la parution d'Une falaise au bout du monde, son dernier livre, captivant de bout en bout, en particulier pour sa maîtrise parfaite de plusieurs temporalités. Le roman se déroule pour la plus grande partie près de la côte ouest de l'île du sud de la Nouvelle-Zélande, soit un des endroits les plus inhospitaliers et les moins touristiques du pays. En 1978, une famille anglaise y disparait soudain sans laisser de traces ; plus de 40 ans plus tard, les os de l'un de ses membres, le fils aîné, sont découverts. Que s'est-il donc passé ? Carl Nixon nous révèle d'emblée une partie du mystère mais celui-ci ne sera vraiment levé qu'à la toute dernière ligne d'Une falaise au bout du monde. Entre temps, l'auteur va s'amuser à nous transporter d'une époque à une autre, de Londres au bush néo-zélandais, nous obligeant à tourner les pages avec fébrilité. Une histoire solide et cruelle, profondément ancrée sur son territoire, qui parle de survie, de résilience, d'adaptation et de deuil, rehaussée par un style en apparence simple et redoutablement efficace, qui installe parfois une atmosphère gothique et perturbante. Le plus impressionnant est le contrôle total du romancier sur la narration et la psychologie de ses personnages, confrontés à la peur, la résignation ou à l'espoir. Du beau travail.

 

Un grand merci aux Editions de l'Aube pour l'envoi de ce livre.

 

 

L'auteur :

 

Carl Nixon est né en 1967 à Christchurch (Nouvelle-Zélande). Il a publié 4 romans dont Sur la terre des Maoris et Rocking Horse Road.

 


20/02/2021
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Mémoire cellulaire (Intuitions)

Ce qui intéresse le néo-zélandais Paul Cleave, ce sont les racines du mal et tout le spectre, très large, en effet, qu'il peut recouvrir. Intuitions commence fortissimo puis semble s'adoucir avec l'opération qui va permettre à un jeune aveugle de recouvrer la vue, avec la greffe des yeux de son père policier, abattu dans le cadre de son travail. Tiens, voici l'auteur soudain devenu doux et plein d'empathie, que lui est-il donc arrivé ? Cela n'est qu'un leurre passager et le mal va revenir au grand galop, plutôt 10 fois qu'une, dans un récit vertigineux qui prend un malin plaisir à refuser les routes les plus praticables pour emprunter des sentiers narratifs tortueux et le plus souvent inattendus. Tenez, par exemple, le grand méchant de l'histoire est vite identifié et il est logique de penser qu'il va falloir se le coltiner jusqu'au bout du livre. Que nenni, Cleave le supprime rapidement au détour d'une page et trouve immédiatement de nouvelles incarnations du génie du mal. Personne n'est épargné dans le roman, les victimes pouvant tout aussi bien se révéler bourreaux car rien n'est blanc ou noir chez le romancier de Christchurch mais se définit dans un gris qui compte bien plus de 50 nuances. Le livre tire parti de la prétendue mémoire cellulaire, qui se manifesterait parfois après des transplantations. On n'est pas obligé d'y croire mais c'est un moteur très efficace pour Intuitions qui, de toute manière, balaie tout sur son passage, y compris les coïncidences et les hasards plus ou moins plausibles. Mais interroger la crédibilité des livres de Paul Cleave n'a absolument aucun sens. Ce qui en a, en revanche, c'est le plaisir pris à frissonner devant le savoir-faire d'un écrivain qui a conscience d'écrire des horreurs et de subjuguer son lectorat tremblant et néanmoins reconnaissant.

 

 

L'auteur :

 

Paul Cleave est né le 10 décembre 1974 à Christchurch (Nouvelle-Zélande). Il a publié 11 romans dont Un employé modèle et Ne fais confiance à personne.

 


30/12/2020
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Dans l'oreille d'un sourd (Resurrection Bay)

Après la lecture de Resurrection Bay, premier roman d'une trilogie écrite par l'australienne Emma Viskic, il est tentant d'arguer que sa principale originalité est d'avoir dans le rôle principal un enquêteur mal-entendant (Caleb) auquel il arrive assez fréquemment de rater des pans entiers de phrases prononcés par ses interlocuteurs. Embêtant pour un détective privé embringué dans la résolution difficile d'une affaire qui a coûté la vie à son meilleur ami et associé et menace sérieusement la sienne. Emma Viskic utilise le handicap de son héros à sa guise évidemment mais comment lui reprocher ? Tout auteur manipule ses lecteurs et ces derniers sont consentants alors ne nous plaignons pas, à partir du moment où la chose est faite avec doigté et talent. La romancière ne lésine pas sur les rebondissements dans Resurrection Bay, n'ayant pas peur de charger la barque, notamment vers le dénouement. Les changements de ton sont légion, le livre passant de la violence à des scènes plus intimes, en s'attachant fortement à la psychologie de ses principaux acteurs. Caleb a ses limites et n'est pas forcément très doué sur le plan des relations humaines et sa coéquipière, très importante à ses côtés, a également des faiblesses certaines. Tout cela donne un polar de bonne facture, nerveux, un peu trop sinueux parfois où les informations ne sont jamais certaines y compris quand elles tombent dans l'oreille d'un sourd.

 

 

L'auteure :

 

Emma VViskic est née dans la banlieue de Melbourne. Elle a publié 3 romans.

 


06/05/2020
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Saoûlé de coups (Cauchemar)

Ceux qui ont déjà fréquenté Paul Cleave par le passé savent plusieurs choses : 1. Que ses récits sont très addictifs et qu'il est difficile de les lâcher en cours de route. 2. Qu'il ne faut pas chercher à tout prix la crédibilité dans ses intrigues qui fourmillent d'invraisemblances 3. Que l'auteur n'hésite pas à aller très loin dans la violence et l'horreur. Ceci posé, le romancier néo-zélandais a placé la barre très haut dans ses livres précédents, par exemple L'employé modèle, et Cauchemar peine vraiment à atteindre le même niveau, surtout dans une dernière partie un peu en roue libre où les coups de théâtre se multiplient et où son héros, flic déclassé, prend des coups sans arrêt, à se demander d'ailleurs comment il peut encore tenir debout. Malgré une certaine surenchère, un peu gratuite, dans le sadisme, Cauchemar ne manque pas d'intérêt, évidemment, marqué par l'efficacité de l'auteur néo-zélandais qui a pour une fois délaissé sa ville de Christchurch pour un coin d'Amérique du Nord trop impersonnel, malgré les efforts incessants de Cleave pour décrire l'environnement particulier de cette région imaginaire. Quant au héros du livre, cet ancien policier ne manque pas de profondeur psychologique, partagé entre une certaine humanité et un côté noir qui le pousse à ne pas retenir ses coups, et plus si affinités, mais voilà, on a a assez l'habitude dans le monde du polar de ces personnages quasi bipolaires . Percutant mais parfois trop échevelé et abracadabrant, Cauchemar parvient moins cette fois-ci à maintenir l'intérêt sur la longueur, ce qui n'empêche pas de prendre rendez-vous pour une suite qui semble se dessiner vu les dernières lignes du livre.

 

 

L'auteur :

 

Paul Cleave est né le 10 décembre 1974 à Christchurch (Nouvelle-Zélande). Il a pubié 11 romans dont Un employé modèle et Un prisonnier modèle.

 


17/12/2019
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Cavale en Tasmanie (Flammes)

Ce n'est pas que l'originalité soit toujours garante d'excellence littéraire mais il faut reconnaître que le premier roman de l'australien Robbie Arnott, Flammes, contient tous les ingrédients nécessaires pour intriguer le lecteur. De quoi le livre parle-t-il ? D'un dénommé Levi McAllister, résident tasmanien, qui a décidé de construire un cercueil pour sa jeune sœur Charlotte pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer mais qui ont à voir avec l'incinération et la réincarnation qui s'ensuit. Et comme Charlotte apprécie assez peu que son frère s'intéresse à son sort post-mortem, il est assez logique qu'elle prenne la poudre d'escampette. Ce ne sont que les prémices d'un roman où l'on va de surprise en surprise dans un récit ébouriffant au style que l'on pourrait qualifier de réalisme magique confronté à une certaine rudesse. Comme l'a dit un critique, c'est la rencontre de Garcia Marquez avec Richard Flanagan, grand auteur né en Tasmanie tout comme Robbie Arnott. Flammes témoigne d'une maîtrise narrative incroyable, la plupart des chapitres introduisant de nouveaux protagonistes dont on se demande un temps ce qu'ils viennent faire dans le livre avant d'y prendre une place essentielle. Et parmi ces personnages, il y a des animaux et même le feu lui-même qui devient acteur de l'intrigue (il faut le lire pour le croire). C'est un livre horrifique, féérique, burlesque, poétique, émouvant et on peut y ajouter bien d'autres qualificatifs. Gageons que cette cavale en Tasmanie risque aussi de donner envie de la découvrir à ceux qui ne connaissent pas encore cette étonnante contrée. A la réflexion et au jeu des comparaisons, il y a finalement un auteur que l'on peut rapprocher de Robbie Arnott, toutes proportions gardées : il s'agit de l'estonien Andrus Kivirähk, grand créateur d'univers magiques et inquiétants à la fois.

 

 

L'auteur :

 

Robbie Arnott est né en 1989 à Launceston (Australie).

 


23/10/2019
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Des enfances saccagées (Comme au cinéma)

Grande dame de la littérature néo-zélandaise depuis près de 40 ans, Fiona Kidman n'a été traduite que tardivement chez nous et la moitié de ses romans reste inédit en français, sans parler de ses recueils de nouvelles dont un seul est disponible. Sa maîtrise des courts formats marque d'ailleurs paradoxalement Comme au cinéma, une saga familiale scindée en 14 chapitres comme autant de balises temporelles entre 1950 et aujourd'hui. Le roman est chronologique mais sa linéarité n'est qu'apparente, le curseur se déplaçant d'un personnage à un autre, 3 soeurs et un frère, tout en réservant une place importante à différents protagonistes satellites des intrigues principales, entrelacées et interconnectées. Fiona Kidman a écrit là un roman exigeant, passionnant dans ce qu'il raconte de l'évolution des moeurs néo-zélandaises durant 6 décennies, mais qui n'est pas loin de nous perdre parfois dans des circonvolutions narratives complexes. Romancière féministe, Fiona Kidman trace plusieurs portraits d'héroïnes courageuses mais dont les existences ont bien du mal à se remettre du saccage de l'enfance. Mais Comme au cinéma est aussi un livre sur la résilience, le pardon et la survie. Intimiste et ancré dans un environnement social aux contours précis. Le roman possède une profondeur que l'on retrouve dans peu d'ouvrages actuels et davantage proche, si l'on voulait oser des références sans doute oiseuses, de certaines grandes oeuvres du XIXe siècle.

 

 

L'autrice :

 

Fiona Kidman est née le 26 mars 1940 à Hawera (Nouvelle-Zélande). Elle a publié 10 romans dont Le livre des secrets et Fille de l'air.

 


13/05/2019
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Tattoo compris (L'encre vive)

A la fin de L'encre vive, Fiona McGregor remercie notamment son ami Christos Tsiolkas. Cela n'est guère surprenant tant les deux écrivains possèdent à part égale cette capacité à pointer du doigt les dysfonctionnements de la famille et, plus largement, ceux d'une société australienne qu'ils ne ménagent guère. Il y a tout de même une différence dans le traitement : Tsiolkas est frontal et ravageur, McGregor plus douce et subtile, sans doute, mais le résultat est assez voisin. L'encre vive est le premier des 3 romans de Fiona McGregor à être traduit en français (chez Actes Sud), quelque 8 ans après sa sortie initiale. Pourquoi un tel délai ? Le roman-fleuve de l'auteure australienne est en effet de ces fresques qui procurent un plaisir intense, à travers des personnages fouillés auxquels on s'attache peu à peu malgré leurs failles. Fiona McGregor montre d'ailleurs une grande dextérité à passer d'un protagoniste à un autre sans perdre le fil d'une intrigue centrée principalement sur une héroïne, Marie, 59 ans, dont les séances chez une artiste tatoueuse vont lui ouvrir les portes d'une indépendance nouvelle assortie d'une sérénité bien méritée, au grand dam de ses deux fils et de sa fille qui ne comprennent absolument pas quelle mouche a piqué leur mère. Tattoo compris, L'encre vive est un roman qui prend son temps pour mieux nous envelopper de son humanité blessée dans un récit où l'ironie et l'humour parfois noir, se mêlent à la tendresse et à la mélancolie du temps qui passe et des rendez-vous manqués.

 

 

L'auteure :

 

Fiona McGregor est née en 1965 à Sydney. Elle a publié 3 romans.

 


08/04/2019
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La honte et la culpabilité (Au jardin des fugitifs)

Ceridwen Dovey doit-elle être considérée comme une romancière australienne ou sud-africaine ? Les deux puisqu'elle possède la double nationalité mais son histoire personnelle et celle, douloureuse, de son pays natal l'incitent plutôt à évoquer l'Afrique dans ses textes. On a découvert cette auteure avec son premier livre, Les liens du sang, très prenant, et après Animals la voici qui nous transporte Au jardin des fugitifs. Techniquement, il s'agit d'un roman épistolaire puisque les deux personnages principaux, qui ne se sont pas vus depuis 17 ans, communiquent par courriels : un mécène au crépuscule de sa vie et son ancienne protégée, désormais quadragénaire. L'un et l'autre vont se confier une histoire intime qui a bouleversé leur vie et s'est terminée par une mort ou une disparition. Ce qui est gênant dans Au jardin des fugitifs c'est que chacun des deux protagonistes se concentre sur son propre récit en réagissant peu ou prou à celui de son interlocuteur. Comme deux monologues qui suivent chacun leur sillon sans presque jamais se croiser et c'est évidemment frustrant. Il est question de Pompéi, d'une part, et du passé de l'Afrique du Sud, d'autre part. Ce n'est pas sans intérêt même si parfois dilué comme un documentaire trop détaillé et rehaussé par le style élégant de Ceridwen Dovey bien que parfois un tantinet précieux. La honte et la culpabilité étreignent les deux personnages principaux qui l'un et l'autre ont bien du mal avec l'indifférence de l'être qu'ils ont chéri. Beaucoup de lecteurs américains de l'ouvrage ont regretté leur manque de caractère et la difficulté d'éprouver de la sympathie à leur égard. La remarque est valable mais elle n'empêche pas d'apprécier, sans enthousiasme démesuré, toutefois, ce roman où Ceridwen Dovey réécrit vraisemblablement, et en partie, son histoire personnelle.

 

 

L'auteure :

 

Ceridwen Dovey est née le 1er janvier 1980 à Pietermaritzburg (Afrique du Sud). Elle a publié Les liens du sang et Animals.

 


22/02/2019
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Les affres du biographe fantôme (Première personne)

Après Désirer et surtout La route étroite vers le Nord lointain, pure merveille littéraire, les espérances étaient grandes pour le nouveau livre du plus célèbre auteur tasmanien, Richard Flanagan. La découverte du sujet de Première personne est déjà une relative surprise : l'histoire d'un apprenti écrivain, au début des années 90, incapable de terminer son premier roman et à qui on propose de servir de nègre pour les mémoires du plus grand escroc australien. Dans le même temps, notre homme est sur le point de devenir père de jumeaux alors qu'il a du mal à joindre les deux bouts. Renseignements pris, il semble que le sujet soit en partie inspiré par un travail similaire réalisé par Flanagan à la même époque alors qu'il n'avait encore que peu publié. Tout le livre ou presque décrit les affres d'un auteur débutant, peu sûr de son talent, confronté à un individu méfiant, fuyant et peu désireux de s'épancher et de raconter sa vie, ce qui est embêtant quand c'est le thème même du livre que vous êtes censé écrire. Ces tourments psychologiques de l'écrivain en devenir, qui découvre par ailleurs le monde impitoyable de l'édition et qui, en outre, sent son couple se déliter, sont contés de manière tellement détaillée que la lecture devient vite fastidieuse malgré la fluidité du style de Flanagan. Cela vaut quand même le coup de s'accrocher car un coup de théâtre relance quelque peu l'intérêt du roman, mais aux 2/3 du récit, tout de même. Rien de comparable donc aux précédents ouvrages de l'auteur tasmanien qui ici n'est pas loin de perdre le lecteur devant les angoisses et la solitude existentielle d'un biographe fantôme qui n'a rien à se mettre sous la plume.

 

L'auteur :

Richard Flanagan est né en 1961 à Longford (Australie). Il a publié 7 romans dont La fureur et l'ennui, Désirer et La route étroite vers le Nord lointain.

 


22/09/2018
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